22.4 C
Casa
samedi, juin 22, 2024

Afrique- Les tribus rivales du Darfour fument le calumet de la paix, sous l’impulsion de Cheikh Mahi Niasse

- Publicité -spot_img

Le chef religieux sénégalais, Cheikh Mouhamadoul Mahi Niasse, Khalife de la Fayda tidjaniya, qui vient d’effectuer une visite du 17 mai au 02 juin 2022 au Darfour (Soudan), a réussi à réunir autour d’une table les chefs de différentes tribus belligérantes, dimanche 22 mai 2022, et les a convaincues à déposer les armes.

Le conflit du Darfour au Soudan serait-il en passe d’être résolu par Mawlana Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibn Cheikh Ibrahim Niasse ? On peut le croire, le chef religieux sénégalais, descendant de l’érudit Cheikh Ibrahima Niasse qui compte des millions d’adeptes dans son pays le Sénégal et en Gambie, mais aussi en Guinée, au Nigéria, au Soudan … est en passe de réussir là où la communauté internationale a échoué. Durant son périple qui l’a mené auprès de différentes tribus, il a été royalement accueilli par un cortège de voitures et une cavalerie comptant des milliers de cavaliers. De toute évidence, il a pu réunir convaincre les différentes tribus-du moins celles qu’il a croisées- à signer une paix durable.

Une réelle prouesse

Le conflit entre tribus au Darfour ont déjà fait trop de morts. Depuis le début, en 2003, à aujourd’hui, ce sont entre 180 000 à 400 000 morts, malheureusement dénombrés. Ces dernières semaines des heurts avaient même été déplorés. Une mission de paix conjointe ONU-Union africaine (Minua) avait fini par laisser la place à la Minuats (Mission intégrée des nations unies pour l’assistance à la transition au Soudan, suite au coup d’Etat en 2019 pour aider le gouvernement de transition à appliquer les accords de paix. Antonio Gutteres, Secrétaire général de l’ONU, a beau demander aux autorités de déployer des efforts pour parvenir à une désescalade, à mettre un terme aux combats, à restaurer l’ordre et la loi, et assurer la protection des civils, en vain.

Si la résolution du conflit, réussie par le khalife de la Fayda, est globale, alors il aura réalisé un coup de maître.

L’ésotérisme en commun

Doit-on rappeler que les affrontements ont eu des causes diverses ? D’abord, le changement climatique a poussé des populations nomades du nord et du nord-ouest du Darfour à se déplacer vers d’autres prairies plus vertes et plus fertiles. Il se trouve que ces zones étaient déjà occupées par les tribus sédentaires. Les paramètres économique et foncier viendront se greffer à une fracture ethnique et culturelle, même si toutes les tribus ont en commun la religion musulmane et la langue arabe.

Il se trouve que la nuance est plus accentuée, dans la mesure où certaines tribus ont défendu leur arabité (Baggara, Béni Halba, Rizaigat, Zayadia…), tandis que d’autres leur caractère africain (Berti, Fur, Massaleit, Meidoba, Zaghawa, Zurqa). Cette dimension ethno-idéologique n’a pas facilité les démarches pour une paix durable dans la région. Les affrontements se muèrent en heurts plus vastes jusqu’à embraser toute la région. Des milices arabes, soutenus par le gouvernement central d’Omar El Béchir, les Janjaouid, firent beaucoup d’incursions sanglantes… contre les populations qui se sont alors senties délaissées par le pouvoir central.

L’islam soufi, que prône la Fayda tidjaniya, aura été un ciment plus fort pour convaincre les uns et les autres à mettre un terme à un conflit vieux de presque deux décennies. Pourvu que cela dure.  Pour les fidèles du khalife, qui l’attendent, ce vendredi 03 juin à Dakar-Yoff, après une nuit passée à Niamey- les autorités maliennes ayant refusé à son avion de survoler leur territoire- il n’y a aucun doute.

- Publicité -spot_imgspot_img
Dernièrs Articles
- Publicité -spot_img
Actualités liées

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

%d blogueurs aiment cette page :